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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 14:04

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Depuis un certain temps, fleurissent dans les magazines de Management, et sur internet de nombreux articles, dont le sujet traite du management à la Google, en posant la question: «Ce management est il transposable à d’autres entreprises?» ou «Le modèle du management à la Google : une réussite!».
Pour moi cette question n’est pas la bonne, il est plus judicieux de se questionner sur le management actuel des entreprises, sur le rôle et la fonction du manager.

Mon constat est stupéfiant.

Dans les différents accompagnements que je réalise dans les entreprises, je constate que dans la majorité des cas, la ligne managériale de l’entreprise reste «classique». C’est ainsi que l’on voit encore des experts devenus managers, alors que ceux-ci n’ont pas de compétences managériales reconnues et peu de compétences relationnelles. On promeut ainsi des experts métiers qui, pour certains d’entre eux, relation interpersonnelle et relation au groupe sont secondaires.

Beaucoup de managers ne dirigent, motivent et animent leurs équipes qu’en fixant seulement des objectifs, sanctionnant les échecs, sans valoriser les efforts et les progrès. C’est un management qui valorise celui qui réussit, qui réalise ses objectifs sans parfois savoir pourquoi, et qui sanctionne celui qui n’atteint pas ses objectifs tout en progressant.

Dure réalité économique. A l’heure, où l’on voit exploser le nombre de milliardaires dans le monde, où l’on voit en France une déliquescence du management intermédiaire dans les entreprises, et une augmentation du nombre de travailleurs précaires, une nécessité s’impose remettre ou plutôt mettre de l’humain au coeur de la société et de l’entreprise.

Nécessité n’est pas logique, car nous vivons dans un monde où l’humain est souvent bafoué, ou sacrifié sur l’autel des profits excessifs.

Cependant, je rencontre aussi des entreprises conscientes de la nécessité de créer du lien et de mettre à des postes de managers, des femmes ou des hommes à fort potentiel relationnel, sans toutefois oublier leurs compétences techniques.

Dans le contexte économique, politique et mondial actuel, il devient urgent que les entreprises s’adaptent à cet environnement changeant. Les cycles de changement s’accélèrent, et on constate que le management n’évolue que très lentement. Les grandes théories managériales ne fonctionnent plus.

 

De plus l’arrivée massive des jeunes sur le marché du travail, cette génération Y* ébouriffante, bouscule aussi beaucoup les entreprises, et leurs managers. Ces managers plus habitués à des salariés «modèles», confrontés à des réactions excessives et des incompréhensions, se trouvent totalement démunis pour manager et diriger cette génération. Ce sont ces mêmes managers qui pour la plus part, ne veulent pas se remettre en cause, et préfèrent rejeter la responsabilité sur les Y.

Il est temps et je dirais même urgent d’en prendre conscience. A l’horizon 2015, dans 5 ans, les Y représenteront 40% de la population active (source INSEE). Ce que les générations précédentes acceptait, la génération Y ne l’accepte plus. Pour changer, pour évoluer, pour se développer, les entreprises doivent muter et transformer leur mode de management.

Remettre de l’humain dans l’entreprise, c’est remettre de «l’essentiel au coeur de l’important» comme le préconise Vincent LENHARDT.

C’est pour les entreprises et leurs managers accepter le changement, c’est à dire accepter de faire le premier pas vers l’autre, c’est modifier son cadre de référence pour comprendre celui de l’autre, c’est accepter de perdre sa toute puissance de manager, c’est aussi former en tutorat les jeunes salariés, c’est surtout apprendre à se connaitre, à se parler et surtout à communiquer. Mais manager cette génération Y c’est aussi ne pas tout accepter, il est indispensable aussi que les jeunes modifient aussi leur perception de l’entreprise. La confiance nécessaire pour réussir a presque totalement disparu.

 

Comment faire confiance aux sociétés, quand la seule logique, logique à court terme, est économique et que l’humain est relié au second plan?

Effectuer ces changements profonds, prend du temps certes, mais quel gain énorme : des salariés heureux, motivés, reconnus donnent leur meilleur d’eux-mêmes et donc valorisent l’entreprise, augmentent les bénéfices et satisfont les actionnaires.

C’est ainsi, que le management, dans des entreprises comme Google, Apple, Electronic Arts, souvent des sociétés de nouvelles technologies, est un management humain, où l’on se parle, ou l’on communique, où le projet de l’entreprise est plus global que le seul objectif de faire du profit, où l’on forme les jeunes, où l’on considère le salarié comme une être humain, etc...

Alors «le management de Google est il transposable aux entreprises?», la réponse est oui, car le management d’aujourd’hui, est un management humain, ce que ces entreprises qui réussissent, ont déjà mis en place depuis longtemps.

*(Génération Y : personnes nées entre 1978 et 1994)


Vincent PAUTHE
Coach développeur des Potentiels Humains
lyon, France

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Published by MANEGERE - dans MANAGEMENT
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